Parce que je l’aime à en perdre mes mots,
Ses yeux verts me brûlent la peau.
J’y lis des rêves, des nuits, des mystères,
Et je m’y perds… sans vouloir revenir en arrière.
À ses yeux verts, abîmes de mystère,
Ils font vaciller la marche de la terre.
Un frisson les précède, un silence les suit,
Comme un secret ancien que le monde poursuit.
Ils plongent en chacun, au-delà des apparences,
Effleurent les douleurs, dénouent les absences,
Et dans l’ombre épaisse où les cœurs se taisaient,
Leur voix douce et grave vient tout apaiser.
Ils parlent d’un amour hors du temps, éternel,
Qu’ils gardent en leur âme comme un feu irréel,
Qu’ils sèment en ses vers, discrets et lumineux,
Parfois dissimulés sous le voile de leurs yeux.
Quand la nuit la prend, ivre de songes brûlants,
Ils deviennent tempête aux élans bouleversants,
Leurs sens éveillés troublent l’air et l’univers,
Et leur souffle dérange jusqu’au calme des mers.
Ils s’égarent alors, douce dérive infinie,
Dans les couloirs secrets où s’étire la vie,
Leur cœur résonne de mille émotions,
Mélange de tendresse et de passion.
Et dans ce tourbillon d’élans et de clarté,
Ils scellent le monde de baisers enflammés,
Des baisers ardents, frôlant l’éternité,
Qui peignent le ciel d’ocre et de rouge embrasé.
Puis l’aube se lève, apaisant la nuit,
Et de ses yeux naît celui qui en moi persiste et me poursuit.
Quand il s’éloigne, le monde vacille en silence,
Comme un souffle arraché à ma propre existence.
Copyright Veronique B -Tous droits
réservés
Ses yeux d’émeraude hantent encore mes pensées,
Reflets d’un amour que je ne peux effacer,
Et mes lèvres tremblent, à jamais marquées,
D’aimer ensemble… dans l’éternité tissée.


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