Son sanctuaire
ce lieu secret oรน la nuit apprend ร aimer,
et moi, lentement,
je fonds dans la douceur de son silence…
๐๐ฎ ๐ข๐ช๐ท๐ฌ๐ฝ๐พ๐ช๐ฒ๐ป๐ฎ ๐ธ๐พ̀ ๐๐ต๐ฎ๐พ๐ป๐ฒ๐ฝ ๐ผ๐ช ๐๐พ๐ฒ๐ฝ

Il porte en lui des royaumes invisibles,
des jardins suspendus aux lisiรจres du rรชve,
oรน les รฉtoiles viennent mourir en silence
sur la peau brรปlante des รขmes ardentes.
Il marche et l’air lui-mรชme s’enivre,
chargรฉ de fleurs de cerisier, de pluie tiรจde,
de promesses secrรจtes que mon cลur reconnaรฎt
avant mรชme que ses lรจvres ne les murmurent.
Dans son rire รฉclatent des printemps sauvages,
des aurores en feu, des ocรฉans de tendresse,
et moi, folle amoureuse,
je recueille chacun de ses frissons
comme on cueille une lumiรจre sacrรฉe
au bord du vertige.
Quand sa bouche rencontre la mienne,
le monde chavire dans une riviรจre de braise et de miel.
Le temps se dรฉfait entre nos souffles,
les รฉtoiles tombent dans nos mains ouvertes,
et je me noie avec dรฉlice
dans l’immense incendie de son รขme.
Son regard seulement —
et la nuit s’ouvre comme un jasmin en fleur.
Alors je deviens l’oiseau fiรฉvreux d’un ciel sans fin,
battant des ailes contre l’infini,
perdue, offerte, รฉternelle,
dans le souffle brรปlant de ses mains.
Copyright Veronique B -Tous droits
rรฉservรฉs
Et lorsque sa nuit rejoint la
mienne,
nos silences se confondent dans la mรชme clartรฉ obscure,
et je demeure lร , amoureusement perdue,
au creux vivant de son infinie tendresse…

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✒️๐๐ฎ๐ป๐ฌ๐ฒ ๐น๐ธ๐พ๐ป ๐ฌ๐ฑ๐ช๐บ๐พ๐ฎ ๐ถ๐ธ๐ฝ๐ผ ๐ญ๐ฎ́๐น๐ธ๐ผ๐ฎ́๐ผ ๐ฒ๐ฌ๐ฒ๐