Une derniรจre cigarette.
La chambre close
retient encore
un peu de nous.
La nuit glisse
sur les draps froissรฉs.
Il me reste ta chaleur —
silencieuse,
sous la peau.
Comme si mon corps
รฉtait encore prรจs du tien.
๐น๐๐ฎ ๐๐ต๐ฎ๐พ ๐ญ๐ฎ ๐ฃ๐ธ๐ฒ ๐น
Une derniรจre cigarette
et la fumรฉe, lente, cรฉrulรฉenne, presque incantatoire,
s’รฉlรจve en spirales languides
comme un sortilรจge discret murmurรฉ ร la nuit.
Je m’y abandonne
au bleu de toi, profond, insaisissable,
oรน mon souffle se mรชle au tien, absent et pourtant vivant,
dans une confusion troublante des sens et du manque.
La nuit s’alanguit, vaste et magnรฉtique,
comme une onde obscure qui m’attire et me retient,
et dans ses replis d’encre vibrante
je devine encore la trace diffuse de ta chaleur.
Mon รขme, docile sous l’emprise de ton souvenir,
se plie ร cette lente fascination,
oรน chaque frisson devient langage,
et chaque silence, une prรฉsence qui m’enserre.
Ton souffle — invocation ou mirage —
circule en moi comme une onde secrรจte,
et je frรฉmis, captif d’un charme invisible,
comme si ton absence avait pris corps dans l’air.
Je lรจve les yeux vers la lune —
oracle pรขle, confidente des fiรจvres nocturnes
et je lui livre, sans dรฉfense,
ce dรฉsir sourd qui m’habite et m’ensorcelle.
ร la flamme vacillante de ma plume,
je trace des mots comme des signes anciens,
et chacun d’eux palpite, chargรฉ de toi,
comme un talisman brรปlant dans l’obscuritรฉ.
Et je demeure suspendue, troublรฉe, offerte —
au bleu de toi,
dans cette dรฉrive lente oรน je me perds sans lutte,
oรน je t’รฉprouve,
non plus comme un souvenir, mais comme un envoรปtement.
Copyright Veronique B -Tous droits
rรฉservรฉs
Le lit est froid.
Ta place me brรปle.
Je tends la main —Vers
toi
Ta peau me frรดle encore.
Ton souffle
demeure contre le mien.









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✒️๐๐ฎ๐ป๐ฌ๐ฒ ๐น๐ธ๐พ๐ป ๐ฌ๐ฑ๐ช๐บ๐พ๐ฎ ๐ถ๐ธ๐ฝ๐ผ ๐ญ๐ฎ́๐น๐ธ๐ผ๐ฎ́๐ผ ๐ฒ๐ฌ๐ฒ๐