Avant minuit,
l’ombre frรดle dรฉjร nos รขmes,
et dans ce souffle suspendu
naรฎt le dรฉsir
nu,
silencieux,
infini.
♾️๐๐ฎ ๐ผ๐ช๐ฌ๐ป๐ฎ ๐ฒ๐ท๐ฝ๐ฒ๐ถ๐ฎ ๐ญ๐พ ๐ญ๐ฎ́๐ผ๐ฒ๐ป
Dans l’ombre opaline oรน frissonne le soir,
Je dรฉpose ร tes pieds mes silences d’ivoire,
Et, d’un souffle subtil, j’effleure ton mystรจre
Comme un pรจlerin d’รขme aux portes de la lumiรจre.
Car l’ultime plaisir n’est point dans le dรฉvoilement
Des รฉtoffes lรฉgรจres fuyant languissamment,
Mais dans l’abandon rare, presque sacrilรจge,
Oรน ton รชtre s’ouvre, pur comme un sortilรจge.
Je ne veux point troubler la grรขce de ton corps,
Ni consumer la rose en ses pรฉtales d’or,
Mais atteindre, ร genoux, ce sanctuaire intime
Oรน palpite ton รชtre en un chant magnanime.
Tes yeux — deux abรฎmes aux reflets d’ambre et d’onde
—
Me livrent des รฉclats d’une vรฉritรฉ profonde ;
Et ton รขme, en secret, dรฉploie ses ailes nues
Dans l’azur ineffable de ses vertus tรฉnues.
Ainsi je t’aime — au-delร du visible รฉphรฉmรจre,
Dans la clartรฉ sacrรฉe de ton feu intรฉrieur,
Oรน chaque battement devient priรจre ardente,
Et chaque frisson, une offrande vibrante.
Car aimer, vois-tu, c’est dรฉpouiller le voile,
Non du corps, mais du cลur, oรน l’infini se dรฉvoile,
Et dรฉcouvrir, tremblant, sous la chair et le temps,
La divine beautรฉ d’un esprit รฉclatant.
Copyright Veronique B -Tous droits
rรฉservรฉs
Et lorsque tout se tait,
il demeure encore
une lueur indocile
au creux de nos silences
trace ardente
d’une รขme effleurรฉe,
que mรชme la nuit
n’ose รฉteindre.

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