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dimanche 29 mars 2026

🌀𝓑𝓵𝓮𝓾 𝓭’𝓲𝓻𝓻𝓮́𝓿𝓮𝓻𝓼𝓲𝓫𝓵𝓮 🌀

 

Ce poème naît d’un bleu trop profond, là où les mots vacillent et se taisent.

Chaque année, près de 85 000 femmes sont tuées dans le monde,
souvent par ceux qui disaient les aimer, là où l’amour aurait dû veiller.

À travers les réseaux, j’ai croisé leurs éclats de tristesse,
des mots déposés à demi, des silences lourds entre les lignes,
et cette douleur discrète qui cherche encore un endroit où se poser.

En Belgique, les nombres restent — 26 femmes, puis encore —
traces froides que rien ne parvient à consoler.

Derrière ces chiffres,
il y a des vies, des voix, des élans brisés.

Alors ce texte s’approche doucement, comme une lumière fragile
qui refuse de s’éteindre.


À celles que de faux élans ont bercées,
à celles que la tendresse a égarées,
et qui, dans le silence, ont appris à se retrouver.



🌀𝓑𝓵𝓮𝓾 𝓭𝓲𝓻𝓻𝓮́𝓿𝓮𝓻𝓼𝓲𝓫𝓵𝓮 🌀

 

Elle s’y laissait croire

À cet amour d’azur tiède, à peine posé sur elle,
à cette lumière douce, docile,
comme si elle connaissait déjà le chemin de son cœur.

Il y avait une frontière bleue,
sans seuil, sans nom, presque irréelle,
un frisson léger dans l’air,
et le silence soudain devenait plus réel.

L’oreiller chu , simple trace 
retenait ce qui ne pouvait plus se dire,
comme un instant suspendu,
un souffle trop dense pour se fuir.

Il nommait cela amour, d’une voix pleine,
sans la moindre faille,
et ce mot, en elle, tremblait
comme une braise que le vent entaille ;
et malgré l’ombre qui s’étire et lentement s’installe,
quelque chose en elle persiste,
fragile, mais sans scandale.

Tout demeure pourtant — bleu fané —
indélébile dans la mémoire trouble,
comme une onde lente qui revient, s’étend et redouble ;
et parfois encore, dans un souffle presque imperceptible,
elle se choisit doucement,
comme une lumière, au cœur de l’irréversible, qui refuse de disparaître.

Copyright ©️Veronique B -Tous droits réservés


Je ne sais pas ce qui répare.
Mais je vous tiens, en silence,
dans la chaleur entière de mon cœur.




Belgique

En cas de danger immédiat :
📞 112 (numéro d’urgence en Belgique)

Pour parler, être écoutée et soutenue :
📞 0800 30 030 (Violences conjugales – gratuit, anonyme)

France

En cas de danger immédiat :
📞 17 (police)
📞 112 (numéro d’urgence européen)


À Laura, et toutes celles qui restent  et resteront dans l'anonymat

 en douces pensées💙


vendredi 27 mars 2026

♾️𝓛𝓮 𝓑𝓵𝓮𝓾 𝓭𝓮 𝓣𝓸𝓲♾️

 



Une dernière cigarette.

La chambre close
retient encore
un peu de nous.

La nuit glisse
sur les draps froissés.

Il me reste ta chaleur —
silencieuse,
sous la peau.

Comme si mon corps
était encore près du tien.


🔹𝓛𝓮 𝓑𝓵𝓮𝓾 𝓭𝓮 𝓣𝓸𝓲 🔹


Une dernière cigarette
et la fumée, lente, céruléenne, presque incantatoire,
s’élève en spirales languides
comme un sortilège discret murmuré à la nuit.

Je m’y abandonne
au bleu de toi, profond, insaisissable,
où mon souffle se mêle au tien, absent et pourtant vivant,
dans une confusion troublante des sens et du manque.

La nuit s’alanguit, vaste et magnétique,
comme une onde obscure qui m’attire et me retient,
et dans ses replis d’encre vibrante
je devine encore la trace diffuse de ta chaleur.

Mon âme, docile sous l’emprise de ton souvenir,
se plie à cette lente fascination,
où chaque frisson devient langage,
et chaque silence, une présence qui m’enserre.

Ton souffle — invocation ou mirage —
circule en moi comme une onde secrète,
et je frémis, captif d’un charme invisible,
comme si ton absence avait pris corps dans l’air.

Je lève les yeux vers la lune —
oracle pâle, confidente des fièvres nocturnes
et je lui livre, sans défense,
ce désir sourd qui m’habite et m’ensorcelle.

À la flamme vacillante de ma plume,
je trace des mots comme des signes anciens,
et chacun d’eux palpite, chargé de toi,
comme un talisman brûlant dans l’obscurité.

Et je demeure suspendue, troublée, offerte —
au bleu de toi,
dans cette dérive lente où je me perds sans lutte,
où je t’éprouve,
non plus comme un souvenir, mais comme un envoûtement.

Copyright ©️Veronique B -Tous droits réservés


Le lit est froid.
Ta place me brûle.

Je tends la main —Vers toi

Ta peau me frôle encore.
Ton souffle
demeure contre le mien.





dimanche 22 mars 2026

♾️𝓛𝓮 𝓼𝓪𝓬𝓻𝓮 𝓲𝓷𝓽𝓲𝓶𝓮 𝓭𝓾 𝓭𝓮́𝓼𝓲𝓻♾️

 


Avant minuit,
l’ombre frôle déjà nos âmes,
et dans ce souffle suspendu
naît le désir 
nu,
silencieux,
infini.


♾️𝓛𝓮 𝓼𝓪𝓬𝓻𝓮 𝓲𝓷𝓽𝓲𝓶𝓮 𝓭𝓾 𝓭𝓮́𝓼𝓲𝓻♾️


Dans l’ombre opaline où frissonne le soir,
Je dépose à tes pieds mes silences d’ivoire,
Et, d’un souffle subtil, j’effleure ton mystère
Comme un pèlerin d’âme aux portes de la lumière.

Car l’ultime plaisir n’est point dans le dévoilement
Des étoffes légères fuyant languissamment,
Mais dans l’abandon rare, presque sacrilège,
Où ton être s’ouvre, pur comme un sortilège.

Je ne veux point troubler la grâce de ton corps,
Ni consumer la rose en ses pétales d’or,
Mais atteindre, à genoux, ce sanctuaire intime
Où palpite ton être en un chant magnanime.

Tes yeux — deux abîmes aux reflets d’ambre et d’onde —
Me livrent des éclats d’une vérité profonde ;
Et ton âme, en secret, déploie ses ailes nues
Dans l’azur ineffable de ses vertus ténues.

Ainsi je t’aime — au-delà du visible éphémère,
Dans la clarté sacrée de ton feu intérieur,
Où chaque battement devient prière ardente,
Et chaque frisson, une offrande vibrante.

Car aimer, vois-tu, c’est dépouiller le voile,
Non du corps, mais du cœur, où l’infini se dévoile,
Et découvrir, tremblant, sous la chair et le temps,
La divine beauté d’un esprit éclatant.

Copyright ©️Veronique B -Tous droits réservés


 

Et lorsque tout se tait,
il demeure encore
une lueur indocile
au creux de nos silences 

trace ardente
d’une âme effleurée,
que même la nuit
n’ose éteindre.




jeudi 19 mars 2026

𝓐𝓾 𝓼𝓮𝓬𝓻𝓮𝓽 𝓭𝓮𝓼 𝓯𝓻𝓲𝓼𝓼𝓸𝓷𝓼 𝓷𝓸𝓬𝓽𝓾𝓻𝓷𝓮𝓼


Il est des nuits où le désir devient langage,
Où chaque souffle effleure l’interdit sans le craindre,
Où les corps s’appellent dans un silence brûlant,
Comme s’ils se reconnaissaient d’une vie oubliée.




𝓐𝓾 𝓼𝓮𝓬𝓻𝓮𝓽 𝓭𝓮𝓼 𝓯𝓻𝓲𝓼𝓼𝓸𝓷𝓼 𝓷𝓸𝓬𝓽𝓾𝓻𝓷𝓮𝓼

Sur ta peau naissent des étoiles brûlantes,
Frissons d’or et de feu que le désir invente,
Comme un souffle ardent glissant à demi-mot
Dans le silence tendre où frémissent nos peaux.

Tes lèvres sont des braises aux promesses d’ivresse,
Où chaque baiser fuit pour mieux laisser sa trace,
Ils s’égarent, s’échappent, se cherchent à nouveau,
Ivres de liberté, d’abandon et de mots.

 

Tes pensées s’élèvent, vastes ailes sans chaînes,
Vers un ciel où l’amour ne connaît plus de peine,
Là où nos âmes dansent, légères, effleurées,
Sans crainte du monde, ni du temps effacé.

Et nos mains s’abandonnent à de douces errances,
Redessinant l’ardeur au fil des caresses,
Sublimant chaque instant, chaque soupir volé,
En un feu délicat, sauvage et apaisé.
 

C’est là tout l’art d’aimer — fragile et infini
Un vertige de tendresse où l’on se perd, ravis,
Entre ombre et lumière, entre fièvre et douceur,
Là où naît, à jamais, le murmure du cœur…

Copyright ©️Veronique B -Tous droits réservés


Et quand nos corps, épuisés d’avoir tant aimé,
demeurent enlacés dans la tiédeur du monde,
une fièvre douce s’attarde, indomptable et vivante,
refusant de s’éteindre aux premières lueurs du jour ;
nos silences deviennent serments, nos souffles des confidences,
que la nuit seule recueille et garde en secret…
Car ce qui naît dans l’abandon des âmes
ne connaît ni fin ni oubli —
et palpite à jamais au secret des frissons nocturnes