Ainsi, sans tumulte ni serment,
comme si mon être, depuis toujours, n’eût attendu que ce lieu pour éclore
Tes yeux sont les miroirs où mon jour s’est levé,
Car les miens t’ont trouvé… et ne t’ont plus quitté.
Dans leur douce clarté, j’ai reconnu l’amour,
Comme une évidence née sans détour.
Dans ce jardin paisible où mon âme s’incline,
Ton nom en moi s’écrit comme une douce divine ;
Et depuis cet instant suspendu à ton regard,
Mon cœur ne sait plus vivre ailleurs que dans ton phare.
Nos voix, à demi-mots, dessinent des serments
Que le vent garde en lui, secrets et frémissants ;
Et le velours léger de ta parole tendre
Est ce souffle infini que mon cœur veut entendre.
Un chant coule en mon sang, tendre et impérieux,
D’être l’écho vivant de ton feu précieux ;
Je suis cette femme, fragile et certaine,
Que l’amour a choisie à l’ombre de tes peines.
Oui… je t’aime — en silence, en lumière, en détour,
Depuis que mes yeux ont reconnu ton amour.
Et si, un jour, tes lèvres osaient le dire aussi,
Le monde en serait doux, comme un rêve accompli.
Ma plume en garderait l’éternelle mémoire,
Gravant ton nom en vers, pour ne jamais y surseoir.
Copyright Veronique B -Tous droits
réservés
Sans
l’ombre d’un doute ni le moindre vacillement,
que mon cœur, enfin apaisé par toi, avait trouvé son éternité


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