Il était une fable en clair-obscur, sans voix,
Un
effleurement d’azur, une ineffable émoi.
Leurs
silences ourlaient des serments taciturnes,
D’une
éloquence obscure aux ardeurs nocturnes.
𝓵'𝓞𝓼𝓶𝓸𝓼𝓮 𝓭𝓮𝓼 𝓼𝓲𝓵𝓮𝓷𝓬𝓮𝓼
Un seul heurt de prunelles et le monde vacille,
Sous l’incandescence brève d’un frisson indocile.
Leurs souffles en syncope, en secrète conflagration,
Scellaient l’indicible en muette oraison.
Quand leurs lèvres, frémissantes d’ambroisie,
S’effleurèrent dans une lente synesthésie,
Ce ne furent point chair en fiévreuse dérive,
Mais deux âmes en osmose, en étreinte votive.
On murmurait qu’ils étaient astres gémellaires,
Nimbés d’un magnétisme presque séculaire ;
Leurs désirs, un philtre aux saveurs d’éternité,
Un vertige d’extase aux lueurs d’ambre sucré.
Ils voguaient, souverains, aux crêtes élyséennes,
Là où l’onde se fait caresse diaphane et sereine ;
Aux spasmes stellaires, au suc melliflu,
Dans l’embrasement doux d’un paradis défendu.
Nul ne sut s’ils furent chair ou chimère,
On ne les entrevoyait qu’au seuil du mystère ;
Entre songe et matière, l’esprit se fourvoie…
C’était jadis … peut-être … Il était une fois.
Copyright Veronique B -Tous droits
réservés
Leur amour était une alchimie silencieuse,
Une fusion si profonde que leurs pensées se
répondaient avant même de naître,
Comme si leurs cœurs battaient dans un même écrin
invisible.
Deux âmes enlacées hors du temps, se reconnaissant dans l’infini,
Ne formant plus qu’une seule lumière dans l’immensité
du monde.
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